Dépression

Insultes, menaces, humiliations. Etes-vous victime de violence psychologique dans votre couple?

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La violence psychologique peut être considérée comme une stratégie de destruction insidieuse réalisée par une personne vis à vis d’ une autre.  Follingstand et Dehart (2000) la définissent comme « la destruction systémique de l’estime de soi ou du sentiment de sécurité d’une personne, qui survient dans des relations où il y a des différences de pouvoir et de contrôle ».

Elle n’est certes pas aussi visible que la violence physique, mais elle existe néanmoins et fait de nombreux dégâts.On peut la retrouver dans différentes situations, à savoir: à l’école, au travail ou en famille.

Lorsqu’elle est vécue au sein du couple, elle aboutit à l’installation progressive d’une relation de type dominant-dominé.

La violence psychologique est toutefois à différencier des actes isolés ou des situations conflictuelles temporaires. Elle se caractérise par la fréquence et la durée.

C’est un ensemble de comportements abusifs, intentionnels, prolongés et répétés, à l’égard d’une personne précise. Ce faisant, la victime finit par perdre totalement l’estime d’elle-même et se retrouve au fil du temps, prisonnière des sentiments comme la culpabilité, la honte, et l’angoisse.

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Je suis noir(e) et je fais une dépression. Comment est-ce possible? qui peut m’aider?

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La dépression est une maladie qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé mentale, si elle n’est pas prise en charge assez tôt.

Il existe toutefois une différence entre  « une dépression » et « une déprime ».

La déprime est un changement d’humeur temporaire provoqué par des circonstances désagréables. Elle se caractérise par la tristesse, une baisse de motivation, « un moral dans les chaussettes », ou encore un découragement global.

La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, tout le monde déprime à un moment ou à un autre. C’est donc un ÉTAT  « normal » et habituel chez les êtres humains. Elle dure en général quelques jours et on s’en remet spontanément.

Contrairement à la dépression, elle n’entraîne pas un processus de dévaluation personnelle.

La dépression par contre est une MALADIE. Et qui dit maladie dit prise en charge psychologique ou médicale en fonction de la gravité des symptômes.

Elle se caractérise par une grande détresse, une souffrance  profonde, ainsi qu’un sentiment global d’impuissance. Elle peut avoir une forme légère, modérée ou sévère.

Celui qui fait une dépression perd de l’intérêt pour le monde extérieur. Il se replie sur lui-même  et rumine sans cesse ses idées noires. Il veut rester SEUL.

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Idées suicidaires, tentatives de suicide et suicide. Les noirs aussi sont concernés

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Le suicide comme réalité peut être considéré comme un sujet « tabou » dans les communautés d’origine africaine. Tout le monde sait que ça existe, mais on n’en parle pas ou alors très peu. Quand bien même nous apprenons qu’une personne  s’est donnée la mort, nous sommes surpris d’apprendre que cette personne était d’origine africaine.

Il est assez difficile pour beaucoup d’entre nous de comprendre qu’une personne puisse se suicider. Et cela peu importe le problème qu’il peut avoir ou la souffrance dont il peut être victime. Nous tombons en général très vite dans le jugement et les préjugés. On l’accuse d’avoir voulu faire comme les « blancs », parce que nous les noirs, on ne se suicide pas.

Cette croyance, bien ancrée dans l’inconscient collectif, trouve ses origines dans notre éducation et notre rapport à la mort.

Il y a quelques années, j’ai assisté à une scène qui m’a beaucoup impressionnée. Un voisin avait été retrouvé mort et son corps était exposé dans sa cour. La foule s’empressait autour du cadavre, qui était par terre, sans cercueil. Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est l’ambiance qui régnait dans cette cour. Personne ne pleurait, pas même sa famille. Les visages étaient soucieux, interrogateurs, renfrognés. C’était du « jamais vu », pour employer l’expression des badauds.

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Drame d’Eseka, séquelles psychologiques et traumatismes potentiels. Comprendre pour mieux agir

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Une catastrophe humanitaire peut être définie comme un événement naturel ou accidentel, survenant à l’improviste et causant la mort de nombreuses  personnes. On peut en être témoin ou victime.

Outre les séquelles physiques, il est également courant d’observer des séquelles psychologiques, plus ou moins graves, à court ou à long terme.

Selon l’association américaine de psychiatrie, un événement est dit « traumatique » lorsqu’une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir, ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne est menacée.

Exemples: catastrophes naturelles, accidents de transport graves, explosions…

Cet événement doit également provoquer une peur intense, ainsi qu’un sentiment d’impuissance et d’horreur.

Pourquoi me direz-vous?  tout simplement parce qu’un événement traumatique (un fait) ne provoque pas automatiquement un traumatisme (le vécu). Par conséquent, les émotions et les pensées que la personne entretient vis à vis de l’événement en question, vont jouer un rôle primordial sur la manière dont elle va se sentir, après la catastrophe.

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Abus sexuels pendant l’enfance, quelles répercussions possibles à l’âge adulte?

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Pour ceux et celles qui ont grandi en Afrique, il était habituel de côtoyer des adultes qui nous prenaient parfois sur leurs genoux, ou dans leurs bras. Dans un environnement communautaire, plusieurs personnes gravitent en général autour des enfants; la famille proche ou élargie (oncles, tantes, cousins, cousines), les employés de maison, les voisins, ou encore les amis.

Les gestes affectueux envers un enfant n’ont à la base rien de rédhibitoire, au contraire, ils participent à son épanouissement et favorisent le développement de liens affectifs.

Le problème se pose lorsque ces gestes et comportements portent atteinte à l’intégrité physique et morale de l’enfant en question. Tous les adultes ne sont pas toujours bien intentionnés, et un enfant n’a malheureusement pas la maturité nécessaire pour détecter un prédateur sexuel et s’en protéger.

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Fertilité, fécondité et stérilité, un tabou?

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Avoir un ou plusieurs enfants reste le rêve de beaucoup d’hommes et de femmes.
Bien qu’il existe plusieurs manières de devenir parents, je parlerais uniquement de la parenté biologique, c’est-à-dire, le fait de « concevoir soi-même ses enfants ».

Dans la littérature scientifique, il est communément admis que la fertilité diminue avec l’âge. Celle de la femme beaucoup plus rapidement que celle de l’homme. Ce qui s’explique par le fait que contrairement à l’homme, qui produit de manière permanente des spermatozoïdes, la femme possède dès sa naissance toute sa réserve d’ovocytes.  Celle-ci commence à diminuer dès la puberté, lors de chaque cycle menstruel. Ce qui a une influence, non seulement sur la quantité d’ovocytes disponibles, mais également sur leur qualité.

Pour qu’il y ait fécondation naturelle, il est nécessaire que l’homme possède un nombre suffisant de spermatozoïdes fonctionnels, que la femme ait une ovulation de bonne qualité et que toutes les conditions soient réunies pour permettre une fécondation.En moyenne, la probabilité pour un couple fertile  de concevoir lors de chaque cycle menstruel serait de 25% à 30%. Ce qui revient à dire que la fertilité est une « potentialité ».

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Qui a dit que les noirs ne font pas de dépression ?

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Beaucoup de personnes pensent que la dépression, c’est une histoire de blancs.

« L’homme noir est FORT, il ne craque jamais pour n’importe quoi », « l’homme noir ne se suicide pas », …

Que de stéréotypes !

La vérité est que la dépression n’a pas de race. Les mêmes causes produisent les mêmes effets chez tous les êtres humains. Seul le mode d’expression de la souffrance varie d’un individu à un autre, ou d’une culture à une autre.

Dans les faits, quand un africain fait une dépression, il ne le sait pas. Très peu sont ceux qui y sont sensibilisés et qui en parlent ouvertement.

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« Je suis déprimé », « Je n’ai pas le moral »  – Ne confondez plus dépression et déprime

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Tous les jours, nous sommes constamment confrontés à des situations qui influencent notre humeur et notre équilibre.

Il existe pourtant une différence entre  » être déprimé  » et  « faire une dépression ».

Ces deux notions recouvrent des réalités tout à fait différentes.

1- La déprime est un changement d’humeur temporaire, provoqué par des circonstances désagréables. Elle se caractérise par une baisse de motivation, « un moral dans les chaussettes », un découragement global.

Une personne qui déprime, continue de vaquer à ses occupations quotidiennes, même si c’est avec un peu moins d’entrain.

Contrairement à la dépression, la déprime n’entraîne pas un processus de dévaluation personnelle.

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