Stress

Mal-être au travail, quand l’adversité se transforme en harcèlement moral

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L’adversité comme condition inhérente à la vie en groupe peut se manifester dans différents domaines de notre vie.Tout le monde ne peut pas nous aimer ou nous accepter tels que nous sommes. Tout le monde ne sera pas toujours d’accord avec notre façon de faire ou de penser. Si cette situation est déjà assez inconfortable dans notre vie privée, elle l’est encore davantage dans la vie professionnelle.

Avoir un emploi est une chose, mais se sentir bien dans son environnement de travail en est une autre. Nous ne choisissons ni nos collègues, ni nos supérieurs hiérarchiques, et encore moins nos conditions de travail. Nous sommes donc obligés de composer avec une multitude d’éléments pouvant à tout moment impacter notre bien-être.

Quand l’ambiance de travail commence à se dégrader, si les choses ne sont pas prises en main assez tôt, certains conflits et désaccords peuvent rapidement évoluer en harcèlement moral.

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Idées suicidaires, tentatives de suicide et suicide. Les noirs aussi sont concernés

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Le suicide comme réalité peut être considéré comme un sujet « tabou » dans les communautés d’origine africaine. Tout le monde sait que ça existe, mais on n’en parle pas ou alors très peu. Quand bien même nous apprenons qu’une personne  s’est donnée la mort, nous sommes surpris d’apprendre que cette personne était d’origine africaine.

Il est assez difficile pour beaucoup d’entre nous de comprendre qu’une personne puisse se suicider. Et cela peu importe le problème qu’il peut avoir ou la souffrance dont il peut être victime. Nous tombons en général très vite dans le jugement et les préjugés. On l’accuse d’avoir voulu faire comme les « blancs », parce que nous les noirs, on ne se suicide pas.

Cette croyance, bien ancrée dans l’inconscient collectif, trouve ses origines dans notre éducation et notre rapport à la mort.

Il y a quelques années, j’ai assisté à une scène qui m’a beaucoup impressionnée. Un voisin avait été retrouvé mort et son corps était exposé dans sa cour. La foule s’empressait autour du cadavre, qui était par terre, sans cercueil. Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est l’ambiance qui régnait dans cette cour. Personne ne pleurait, pas même sa famille. Les visages étaient soucieux, interrogateurs, renfrognés. C’était du « jamais vu », pour employer l’expression des badauds.

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Le partage d’images violentes et macabres sur les réseaux sociaux, quel impact sur ma santé mentale?

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A l’ère du numérique, la transmission d’informations n’a jamais été aussi facile. N’importe qui peut prendre une photo ou une vidéo et la partager sur les réseaux sociaux. Au delà des nombreuses questions éthiques que ce phénomène peut soulever ,  on pourrait se poser la question de savoir si tout ce qui est communiqué relève forcément de l’information.

« On qualifie d’information toute donnée pertinente que le système nerveux central est capable d’interpréter pour se construire une représentation du monde et pour interagir correctement avec lui ».

Cette définition tirée de Wikipédia souligne l’importance pour le cerveau humain de traiter toute information qu’il reçoit.

Or, traiter une information, c’est la comprendre, lui donner un sens, une signification. Et pour ce faire, les éléments de contexte sont parfois indispensables.

Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas des photos et vidéos qui circulent sur Facebook ou sur d’autres réseaux sociaux. Les images mettent en scène une mort violente où des corps mutilés sont présentés comme preuves d’un ou de plusieurs faits divers.

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Drame d’Eseka, séquelles psychologiques et traumatismes potentiels. Comprendre pour mieux agir

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Une catastrophe humanitaire peut être définie comme un évènement naturel ou accidentel, survenant à l’improviste et causant la mort de nombreuses  personnes. On peut en être témoin ou victime.

Outre les séquelles physiques, il est également courant d’observer des séquelles psychologiques, plus ou moins graves, à court ou à long terme.

Selon l’association américaine de psychiatrie, un évènement est dit « traumatique » lorsqu’une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir, ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne est menacée. Exemples: catastrophes naturelles, accidents de transport graves, explosions…

Cet évènement doit également provoquer une peur intense, ainsi qu’un sentiment d’impuissance et d’horreur.

Pourquoi me direz-vous?  tout simplement parce qu’un événement traumatique (un fait) ne provoque pas automatiquement un traumatisme (le vécu). De ce fait, les émotions et les pensées que la personne entretient vis à vis de l’évènement en question, vont jouer un rôle primordial sur la manière dont elle va se sentir, après la catastrophe.

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Abus sexuels pendant l’enfance, quelles répercussions possibles à l’âge adulte?

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Pour ceux et celles qui ont grandi en Afrique, il était habituel de côtoyer des adultes qui nous prenaient parfois sur leurs genoux, ou dans leurs bras. Dans un environnement communautaire, plusieurs personnes gravitent en général autour des enfants; la famille proche ou élargie (oncles, tantes, cousins, cousines), les employés de maison, les voisins, ou encore les amis.

Les gestes affectueux envers un enfant n’ont à la base rien de rédhibitoire, au contraire, ils participent à son épanouissement et favorisent le développement de liens affectifs.

Le problème se pose lorsque ces gestes et comportements portent atteinte à l’intégrité physique et morale de l’enfant en question. Tous les adultes ne sont pas toujours bien intentionnés, et un enfant n’a malheureusement pas la maturité nécessaire pour détecter un prédateur sexuel et s’en protéger.

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Je ne peux pas avoir d’enfants, j’ai du mal à concevoir, comment est perçu/vécu l’infertilité pour nous autres africains(e)?

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On ne saurait parler de fertilité sans au préalable expliquer la place que revêt un enfant dans la culture « africaine » en général. Je me limiterais aux tendances reprises par l’anthropologie, n’ayant pas étudié les spécificités dans chaque pays.

Pour un africain, avoir des enfants est vu comme un signe de bénédiction, de réussite, et parfois même de richesse. En cas de mariage, la procréation est perçue comme une consécration , c’est une suite logique qui assoit la structure familiale.

Pour nos familles africaines, avoir des enfants va de soi. Ne pas être marié(e) peut encore passer, mais ne pas avoir de descendance reste un véritable problème dans certaines familles et pour certaines personnes.

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Je ne suis pas mariée, ai-je raté ma vie? Pourquoi le célibat est-il mal vécu par beaucoup de femmes africaines?

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Les attentes de la société ou de la communauté envers les individus qui la composent sont fortement liées au contexte culturel dans lequel ces derniers évoluent. L’Homme est le produit de son environnement.

Dans les cultures dites « individualistes », l’accent est mis sur l’individu en tant qu’unité totalement indépendante du groupe. Les gens sont perçus et valorisés en fonction de leurs réalisations. Chacun est maître de son destin.

Par contre, dans les cultures dites « communautaires », l’individu est perçu comme membre d’un groupe social qui a préséance sur lui. L’identité individuelle est fondée sur l’appartenance à ce groupe.

Pour ceux qui ont vécu en Afrique, il est courant de se présenter par son nom de famille, car c’est ce nom qui informe l’ interlocuteur de notre groupe d’appartenance. Tu es de « telle famille »., de « telle région », etc . En d’autres termes, te demander comment tu t’appelles revient à te demander de quelle famille tu es, d’où tu viens? qui sont tes parents?

En Europe par contre, il est normal de se présenter avec son prénom, car l’individu existe en dehors de son groupe d’appartenance.

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Immigration, choc culturel et stratégies d’adaptation en terre étrangère – Reconstruire ou préserver son identité ? ses valeurs?

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On parle en général de choc quand deux cultures différentes se rencontrent. C’est le cas lorsqu’on immigre dans un pays étranger, qui culturellement est très éloigné de notre environnement habituel. Nous rentrons  en contact avec des personnes qui ont d’autres manières de vivre et de penser. Leurs habitudes, pratiques, et croyances sont tout à fait différentes des nôtres.

Or, dans notre milieu naturel, nous sommes habitués à penser et à nous comporter d’une certaine façon. Les choses se font naturellement, sans se poser de questions.

Une personne ayant grandi en Afrique trouvera tout à fait normal de rendre visite à son voisin, ou de parler avec des inconnus dans la rue ou dans un taxi. Par contre, la même personne qui grandit en Europe ou en Amérique aura un rapport différent avec les inconnus et le voisinage.

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